Musée d'histoire naturelle de Lille

Tour d'horizon d'un lieu qui se transforme !

© Anaïs Gadeau

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122 289 visiteurs en 2019

© Anaïs Gadeau

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Faire du Musée d'histoire naturelle de Lille un musée de la Nature, de l'Homme et des Civilisations. Voilà l'enjeu annoncé pour ce lieu culturel inauguré en 1822.

Les travaux, lancés en juin 2020, vont lui permettre de se renouveler, notamment pour améliorer l'accueil et le confort de visite du public, et créer de nouveaux espaces.

Masque sacré wè. Côte d’ivoire, XXème siècle © Anaïs Gadeau

Masque sacré wè. Côte d’ivoire, XXème siècle © Anaïs Gadeau

Envisagée depuis une dizaine d'années, la transformation de ce musée a pu être lancée suite au déménagement, à Fives, de la MRES, maison régionale de l'environnement et des solidarités avec laquelle l'équipement culturel partageait des locaux.

Le projet se déroule en deux étapes.

Le chantier est actuellement en cours pour créer une nouvelle entrée plus visible rue Gosselet, un accueil dédié au public, aux groupes et aux conférences, une boutique et un espace de restauration. L'accès aux expositions est également repensé.

L'entrée actuelle située rue de Bruxelles. © Daniel Rapaich

L'entrée actuelle située rue de Bruxelles. © Daniel Rapaich

La deuxième étape du projet sera consacrée au lancement du concours d'architecture en vue du démarrage du chantier programmé en 2022 pour deux à trois ans de travaux.

Quels objectifs ?

Les espaces d'expositions permanentes pourront être enrichis autour des quatre collections.

Une nouvelle expérience de visite immersive, interactive et expérimentale sera mise en place. De nouveaux espaces modulables seront créés, dont un dédié aux petits curieux de 0 à 6 ans.

La transformation promet donc un musée plus accueillant et plus en phase avec les enjeux scientifiques et sociétaux d'aujourd'hui, dont ceux induits par le changement climatique.

Aujourd'hui, le musée lillois possède quatre collections : zoologie, géologie, ethnographie, sciences et techniques.

Le public peut découvrir une partie des collections de zoologie et de géologie dans des espaces d'expositions permanentes ainsi qu'une grande verrière et un insectarium.

© Anaïs Gadeau

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LA ZOOLOGIE

© Guilhem Fouques

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200 000 spécimens

  • Des animaux naturalisés au nombre de 10 000 dont beaucoup, beaucoup d'oiseaux !

© Anaïs Gadeau

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Des pièces ostéologiques, c'est-à-dire des squelettes montés ou des parties de squelettes, des animaux divers conservés en fluides, principalement des organismes marins, des oeufs et des milliers d'insectes et de coquilles de mollusques.

  • Le fonds des mammifères recèle des animaux rares provenant du fonds ancien (ornithorynque, nasique), et des naturalisations récentes spectaculaires, en particulier des ours, des félins et des cervidés.

© Guilhem Fouques

© Guilhem Fouques

  • Les espèces locales de coquillages permettent de suivre l'évolution de la biodiversité et des conditions environnementales de la région depuis un siècle.
  • Le musée possède également une vingtaine de spécimens d'espèces éteintes, soulignant la problématique de l'érosion de la biodiversité.

LA GÉOLOGIE

© Anaïs Gadeau

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200 000 fossiles, roches et minéraux.

La collection de géologie invite à un incroyable voyage à travers le temps.

La qualité, la quantité et la diversité des échantillons donnent une valeur patrimoniale très importante à cette collection lilloise à vocation mondiale.

Le fonds régional contient près de 100 000 échantillons et raconte l'histoire géologique de l'Euro-région au Nord de Paris, entre Londres et Dinant, de -600 millions d'années à l'époque gallo-romaine.

© Anaïs Gadeau

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35 000 références extra-régionales illustrent la diversité des fossiles et des roches du monde entier.

Le fonds minéralogique représente 8 000 échantillons dont environ 500, remarquables, sont présentés au public.

Dioptase et Duftite sur Calcite – (Tsumeb) Namibie © Anaïs Gadeau

Dioptase et Duftite sur Calcite – (Tsumeb) Namibie © Anaïs Gadeau

© Anaïs Gadeau

Gastéropodes du bassin parisien - Eocène (- 45 millions d’années) © Anaïs Gadeau

Reconstitution de l'éclosion d'un oeuf de Protocerato– Mongolie – Crétacé supérieur (-70 millions d’années)  © Anaïs Gadeau

© Anaïs Gadeau

Gastéropodes du bassin parisien - Eocène (- 45 millions d’années) © Anaïs Gadeau

Reconstitution de l'éclosion d'un oeuf de Protocerato– Mongolie – Crétacé supérieur (-70 millions d’années)  © Anaïs Gadeau

L'ETHNOGRAPHIE

Masque Ypê des Indiens tapirape, Etat du Mato Grosso, Brésil, XXème siècle © Daniel Rapaich

Masque Ypê des Indiens tapirape, Etat du Mato Grosso, Brésil, XXème siècle © Daniel Rapaich

13 000 pièces

Elles racontent le quotidien de peuples d'Afrique, des Amériques, d'Asie et d'Océanie : vie sociale et culturelle, coutumes, activités guerrières, vie domestique, activités de pêche, de chasse, de cueillette...

Masque araignée des Indiens piaroa, Venezuela, XXème siècle © Anaïs Gadeau

Masque araignée des Indiens piaroa, Venezuela, XXème siècle © Anaïs Gadeau

Quelque 1000 pièces sont également originaires du continent européen.

Le musée lillois conserve l'une des collections d'ethnographie les plus riches de France, dont certains objets rarissimes et uniques.

Ils ne sont pas exposés de façon permanente mais lors d'expositions temporaires. Ils sont aussi prêtés à de nombreuses institutions en France et à l'étranger.

Pirogue funéraire Maori, Nouvelle Zélande, première moitié du XIXème siècle © Anaïs Gadeau

Collier, Polynésie, fin XVIII ème/début XIX ème siècle © Anaïs Gadeau

  Chaussures pour lotus d’or, Chine, avant 1850 © Anaïs Gadeau

Pirogue funéraire Maori, Nouvelle Zélande, première moitié du XIXème siècle © Anaïs Gadeau

Collier, Polynésie, fin XVIII ème/début XIX ème siècle © Anaïs Gadeau

  Chaussures pour lotus d’or, Chine, avant 1850 © Anaïs Gadeau

LES SCIENCES ET TECHNIQUES

© Anaïs Gadeau

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30 000 objets

Ils illustrent les grands domaines scientifiques et industriels du XIXe siècle.

Des instruments scientifiques, des maquettes pédagogiques, des échantillons commerciaux, des prototypes, des objets en cours de fabrication, des matières premières dont certaines en cours de transformation... Ils évoquent les étapes des évolutions dans différents grands domaines tels que la céramique, l'agriculture, la photographie, le textile, la santé...

Fabrique d’huile d’olive, maquette pour l’enseignement, E. Duhanot fabricant, vers 1900

Fabrique d’huile d’olive, maquette pour l’enseignement, E. Duhanot fabricant, vers 1900

Ils permettent de comprendre comment l'innovation a changé nos modes de vie et notre environnement au fil du temps...

La collection des sciences et techniques se place juste derrière celle du Musée des Arts et Métiers de Paris.

Le fonds colonial et commercial (deuxième moitié du XIXe siècle) est l'un des derniers en France à être conservé dans son intégralité.

Élément de décor de façade, fin XIXème siècle

© Anaïs Gadeau

Tableau pour l’enseignement, E. Duhanot fabricant, vers 1900

Élément de décor de façade, fin XIXème siècle

© Anaïs Gadeau

Tableau pour l’enseignement, E. Duhanot fabricant, vers 1900

Des métiers

© Anaïs Gadeau

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© Guilhem Fouques

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Margaux et Clément, chargés d’inventaire et de récolement

Ça a l’air d’un joyeux bazar mais ça n’en est pas un ! Dans les réserves consacrées à la géologie, tout est bien à sa place. Quand nous les rencontrons, Margaux et Clément rangent tout un tas de « cailloux » qui attendent d’être identifiés le plus précisément possible. « Un travail de fourmi très varié qui donne à voir plein de choses différentes tout le temps », s’accordent à dire Margaux et Clément.

Rappelons que la collection de géologie ne compte pas moins de 200 000 fossiles, roches et minéraux !

Armés de beaucoup de patience, ils réalisent l’inventaire de certains objets en créant des fiches avec l’origine, la date, l’état de conservation… Autre mission : le récolement, obligatoire tous les dix ans dans tous les musées de France. Cette opération de longue haleine consiste à vérifier toutes les œuvres, qu’elles soient ou non exposées au public. Elle se fait en lien avec les responsables de collections.

Pascal, entomologiste

En écoutant Pascal raconter son métier, pas étonnant d’apprendre que sa matière préférée à l’école, c’était les sciences naturelles ! Soigneur animalier de formation, c’est en autodidacte qu’il a commencé sa carrière au musée d’histoire naturelle en 1991. Il a veillé pendant des années sur l’insectarium du musée. Il nous entraîne dans la salle d’élevage où espèces communes voisinent avec espèces rares.

Grâce à une vingtaine de bacs, les visiteurs peuvent observer les insectes et les arthropodes. Un espace dédié aux fourmis permet également de suivre ces travailleuses infatigables jusqu’au cœur de la fourmilière !

Membre de la société entomologiste du nord de la France et spécialiste du coléoptère carabidae (un prédateur de grande taille), Pascal connaît aussi par cœur les réserves où sont conservées différentes collections dont certaines « très intéressantes ». Comme ces spécimens ayant servi à la première classification digne de ce nom, par Macquart, des Diptères, ordre d’insectes communs tels que mouches, moustiques et moucherons.

Pascal vient de partir à la retraite, mais Olivier et Adrien continuent de veiller sur cet univers...

Margaux et Clément, chargés d’inventaire et de récolement Ça a l’air d’un joyeux bazar mais ça n’en est pas un ! Dans les réserves consacrées à la géologie, tout est bien à sa place. Quand nous les rencontrons, Margaux et Clément rangent tout un tas de « cailloux » qui attendent d’être identifiés le plus précisément possible. « Un travail de fourmi très varié qui donne à voir plein de choses différentes tout le temps », s’accordent à dire Margaux et Clément. Rappelons que la collection de géologie ne compte pas moins de 200 000 fossiles, roches et minéraux ! Armés de beaucoup de patience, ils réalisent l’inventaire de certains objets en créant des fiches avec l’origine, la date, l’état de conservation… Autre mission : le récolement, obligatoire tous les dix ans dans tous les musées de France. Cette opération de longue haleine consiste à vérifier toutes les œuvres, qu’elles soient ou non exposées au public. Elle se fait en lien avec les responsables de collections.

Aude, responsable de la collection sciences et techniques

© Guilhem Fouques

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© Guilhem Fouques

« Nous sommes à la fois des gardiens du patrimoine et des passeurs de savoirs auprès des spécialistes et du grand public ».

Aude s’implique dans l’inventaire, pour enregistrer les objets, et le récolement, pour vérifier la description (date, dimension, technique…). Elle fait aussi le lien avec les restaurateurs et collabore avec les chercheurs.  Elle participe à la valorisation de telle ou telle partie de la collection, lors d’expositions temporaires à Lille ou de prêts pour d’autres musées.

Si toute la collection la passionne, Aude n’en a pas moins quelques « dadas », comme la photographie ancienne. « Ces 3700 pièces, émouvantes car fragiles, retracent l’histoire technique de la photo entre 1827 et 1914 », s’enthousiasme-t-elle. Elle raconte aussi la collection très rare d’objets de mesure de l’Homme, d’anciens tests utilisés par les centres d’information et d’orientation entre 1890 et 1950. Seul autre pays au monde à posséder une collection : les USA.

Sophie, médiatrice

"Ce qui m'importe, c'est ce que le musée peut offrir au public". Et Sophie a la mission toute particulière d'intéresser les plus jeunes aux collections. D'octobre à juin, dans le cadre du Plan Sciences, des créneaux sont mis à disposition des enseignants lillois pour des visites pédagogiques et guidées. La médiatrice échange avec chacun d'entre eux afin de comprendre ce qu'ils en attendent pour leurs élèves.

Elle imagine aussi de nouveaux rendez-vous, comme ceux adaptés aux bambins des toutes petites sections de maternelle. "Pour capter leur attention, je compare le corps du renard ou de la chèvre avec notre propre corps, en parlant de devant/dessus, derrière/dessous ou ongles/griffes".

Le Plan sciences est aussi présent dans les écoles, pendant la pause méridienne ou les accueils de loisirs du mercredi. "Pouvoir observer, manipuler, toucher, tester, les enfants adorent ça" !

Pour satisfaire la curiosité des publics, Sophie se plaît à mêler "le scientifique et le décalé". Elle participe à la programmation des temps forts comme la "spéciale Halloween" ou la "nuit du modèle à poils" ainsi qu'à la mise en place d'ateliers à partager en famille pendant les vacances.

© Guilhem Fouques

Didier, adjoint au responsable de l'accueil et de la surveillance

Des rambardes, des escaliers, des vitrines et des objets fragiles, les agents d'accueil et de surveillance ont l’œil partout dans les espaces d’exposition où adultes et enfants découvrent les trésors du musée. « Il est aussi toujours nécessaire de rappeler l’interdiction de courir, de crier et de toucher », remarque Didier. Arrivé au musée d’histoire naturelle en juillet 2019 après treize ans passés au parc zoologique de Lille, il coordonne donc une équipe de huit personnes dédiées à la sécurité des collections exposées mais aussi à l’accueil du public. « Nos agents peuvent également être sollicités pour guider dans les lieux ou répondre à quelques questions d’ordre général sur les collections ».

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